Samedi 30 janvier : Visite de Saint-Louis
- La propriétaire française des ateliers Tësss, un magasin de tissage, nous présente ses articles puis nous explique avec un passionnant luxe de détails comment sont tissées ces pièces, et comment on obtient des parties colorées ou non.
- Nous observons en action les derniers tisserands manjaks de l’île en train de confectionner une écharpe. Le métier est fait de bric et de broc mais le résultat est étonnant. Un grand moment.
- Les maisons ont vraiment un style colonial français typique, que l’on retrouve sur l’île de Gorée ou dans
une ville comme la Nouvelle-Orléans
(voir
photo ci-contre). -T
raversée du village des pécheurs où se côtoie une population d’une grande pauvreté sur un petit espace de
terre. Leurs bateaux sont magnifiques
(photo
ci-contre). Inutile d’essayer de faire des photos sans se faire prendre à partie. Nous respectons leur dignité.
- Au gré de nos pérégrinations, nous croisons une femme blanche avec un bébé chat dans les bras. Nous engageons la conversation. Il se trouve qu’elle est responsable d’une ONG qui aide notamment les enfants de Casamance à aller à l’école. Elle est très enthousiasmée de nous rencontrer, et est prête à accueillir des stagiaires français : avis aux amatrice(teur)s….
- Visite du lycée français pour jeunes filles Ameth-Fall
(photo ci-contre),
d’architecture coloniale (le lycée, pas les jeunes filles fort heureusement). Nous arrivons au moment où se déroule un tournoi de handball entre ces demoiselles. Grosse
ambiance.
- Nous passons devant la maison de la mère du directeur de l’école de Kebemer où travaillent Aleth, Anais et Delphine. Un énorme baobab pousse au milieu de la cour. Des gens nous voient, nous invitent à entrer. Sa mère, très souriante, nous reçoit et nous invite à manger à midi pour le lendemain. L’hospitalité sénégalaise n’est pas une vaine formule.
- Nous marchons à travers la langue de Barbarie, l’étroite bande de terre qui protège Saint-Louis des vagues de l’océan. Le voila donc l’océan Pacifique, sur lequel s’élancent les fières pirogues de pêcheurs.
- Retour à l’hôtel puis départ pour le restaurant ‘Chez Agnès’, qui accueille le groupe sénégalais Teranga pour la soirée. Même si nous attendons près d’une heure nos plats, le spectacle est aussi dans salle, entre le groupe qui s’affaire à régler ses instruments et les spectateurs très cosmopolites qui affluent.
- Le spectacle est inénarrable : 3 percussionnistes, un batteur, 2 claviers, un bassiste, un guitariste et un chanteur qui arrivent au compte goutte au fur et à mesure de la soirée, pour exécuter des chansons et morceaux endiablés. Ayant de bonnes bases musicales, je peux vous assurer qu’ils sont tous très bons dans leur partie et mes oreilles se régalent. Mais le spectacle continue dans la salle avec cette foule de spectateurs très hétéroclite et bigarrée, dont certains sont largement ‘partis’. Je me colle mentalement quelques bonnes baffes pour avoir oublié mon appareil photo.
- Kim, toute excitée, me signale que cet homme là-bas est un acteur français, mais si si si regarde bien ! Je suis dubitatif car il lui ressemble effectivement beaucoup. Juste avant de partir à 1 heure, je me lève, vais lui taper sur l’épaule et lui demande carrément s’il est bien acteur. Il me répond par l’affirmative. Je manque défaillir (comme vous pouvez l’imaginer). Le bout de ma main qui a touché son épaule pourra être conservé pour les générations futures. Kim est toute heureuse ‘Tu vois je t’avais bien diiiit’ (on aime bien taquiner Kim).
- Nous nous endormons béats de bonheur suite à cette journée, non sans qu’Aleth, Anais et Delphine aient pris le temps de rendre hommage au Dieu Moustique (qui le leur rend bien).